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Histoire du village
Etymologiquement, le nom de borgne désigne un ruisseau. Par extension, la Vallée Borgne est la vallée des Sources, une multitude de ruisseaux alimentant le Gardon. Saint André est le dernier village de la vallée, avant de grimper sur la can de l'Hospitalet.
On retrouve dès l'an mille des traces de l'existence d'une paroisse Saint André de Valborgne. Ce sont des moines bénédictins qui vont aussi développer la culture de la châtaigne sur ces contreforts de l'Aigoual. Ainsi, si les châtaigniers sont là depuis toujours, les bénédictins arrivent avec des modes de greffage, de nouvelles techniques, et donc de nouvelles variétés. Il y a une trentaine d'années, le Parc National des Cévennes a recensé 120 variétés de châtaignes.
Ensuite, le culte protestant va majoritairement s'imposer, dès le XIIIème siècle. Guerres de religions, camisards vont marquer profondément le territoire.
Ainsi l'église qui date du XIIème siècle sera incendiée et détruite plusieurs fois, pour être finalement reconstruite au XVIIIème siècle. Il y avait autrefois un temple à la place de la mairie et de la maison des quais.
Le temple protestant actuel date de 1828. L'ancienne cloche, de l'ancien temple, détruit en 1685 se trouve actuellement dans la tour de l'horloge.
La sériciculture marque notablement l'histoire de la vallée. A son apogée vers 1850, il y a 1500 habitants à St André. Le village compte plusieurs filatures, les magnaneries et élevages de vers à soie sont partout, tous les foyers ont leur élevage. La commune prospère, les maisons bourgeoises, encore présentes au coeur du village, sont édifiées, les commerces fleurissent.
Un temps envisagé, le chemin de fer jusqu'à Meyruiès qui aurait traversé la vallée, et aurait nécessité de nombreux ouvrages d'art, tunnels et ponts, sera finalement abandonné et le train s'arrêtera à St Jean du Gard. Le plan Freycinet avait pour objectif de relier chaque chef-lieu de département (préfecture) par le train.
La maladie du vers à soie en 1856 va marquer le début du déclin, économique et démographique, il ne cessera pas au cours du XXème siècle.
Les cultures en terrasse, appelées ici bancels, les murs en pierre sèche de schiste, les béals, ou canaux d'irrigation, construits par nos anciens ont profondément modifié le paysage de la vallée.
ci-dessous le lien vers la maison de l'eau, dans le village des Plantiers